Le Premier ministre britannique a confirmé jeudi 16 juillet la nationalisation de British Steel, “quinze mois après l’intervention du gouvernement pour empêcher la fermeture de son aciérie de Scunthorpe et la suppression de 4 000 emplois”, explique The Guardian. C’est l’une des dernières décisions de Keir Starmer à la tête du gouvernement, prise au nom de “l’intérêt national”.

Convoqué en urgence l’année dernière, le Parlement britannique avait voté pour éviter que le propriétaire chinois Jingye ferme les derniers hauts-fourneaux du pays, comme il menaçait de le faire.

Selon Keir Starmer, “British Steel est l’un des piliers de la puissance industrielle britannique”. Cette nationalisation “garantit l’avenir de la sidérurgie au Royaume-Uni, préserve des emplois qualifiés et protège une ressource nationale essentielle”.

La Chine proteste

Après le vote du Parlement, en avril 2025, l’aciérie avait été placée sous tutelle, “au grand dam de Jingye, mais l’entreprise chinoise en était restée propriétaire jusqu’à l’expropriation de ce jeudi”, poursuit le quotidien britannique.

La nationalisation ne plaît guère à la Chine, qui “critique vivement” la décision, rapporte la BBC. Son ministre du Commerce a expliqué ce vendredi 17 juillet qu’elle “portait gravement atteinte aux intérêts et dro