À l’instar de nombreux magazines outre-atlantique, Time a décidé de sortir un numéro spécial à l’occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine, adoptée à Philadelphie le 4 juillet 1776. Pour cette occasion, le magazine a de nouveau fait appel au street-artiste et graphiste américain Shepard Fairey.
C’est en effet la quatrième fois que l’artiste, devenu célèbre pour son affiche iconique du président démocrate Barack Obama en 2008 barré du mot Hope (“espoir”), signe une couverture pour Time.
Dans un article expliquant ce choix, le magazine souligne l’importance de la symbolique de “Lady Liberty” qui, “lorsqu’elle fut offerte aux États-Unis par la France, à l’occasion du centenaire des États-Unis en 1876, célébrait l’émancipation des esclaves”. Plus tard, elle est devenue la “Mère des exilés”, selon les mots de la poétesse Emma Lazarus qui ornent toujours son piédestal, soit “l’un des symboles les plus reconnaissables au monde de l’immigration et de l’espoir d’un avenir meilleur qui attire depuis longtemps les ressortissants du monde entier vers les côtes” américaines.
Aujourd’hui, Shepard Fairey “a décidé d’orner la statue de la Liberté d’une multitude de symboles supplémentaires qui évoquent les moments clés et les étapes marquantes de l’histoire américaine des 250 dernières années” – allant du mouvement de lutte pour les droits civiques, au symbole Peace and Love en passant par le jazz, le premier homme sur la Lune, ou encore la célèbre route 66.
Comme le souligne l’artiste sur son site internet, “ma statue de la Liberté modernisée est une femme magnifique aux origines multiethniques qui incarne le melting-pot de l’Amérique et la promesse du pluralisme au sein d’une société plus juste et équitable”.
Fallait-il démasquer Banksy ?
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