« Un très long échange. » C’est par cette formule sibylline que le ministre de la justice français, Gérald Darmanin, a salué l’entretien de deux heures et demie que lui a accordé le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, lundi 18 mai, au palais d’El Mouradia. Cette rencontre a conclu le déplacement de vingt-quatre heures du garde des sceaux à Alger, marqué par une série de réunions de travail avec les responsables de la justice et de la sécurité algériens, dont son homologue, Lotfi Boudjemaa.
Indiscutablement, la qualité de la relation a changé entre les deux capitales, qui semblent déterminées à tourner la page d’une crise d’une ampleur inégalée, déclenchée à l’été 2024 après la reconnaissance par la France de la « marocanité » du Sahara occidental.
Gérald Darmanin est le troisième responsable gouvernemental français en trois mois à faire le chemin jusqu’à Alger. Mi-février, Laurent Nuñez était venu plaider pour la reprise de la coopération sécuritaire laissée au point mort par son prédécesseur, Bruno Retailleau. Le 8 mai, la ministre déléguée auprès de la ministre des armées, Alice Rufo, s’était rendue à Sétif (Nord-Est), missionnée par Emmanuel Macron pour assister aux commémorations des événements du 8 mai 1945 qui conduisirent à une répression sanglante des forces coloniales. Le garde des sceaux avait, lui, pour tâche de relancer la coopération judiciaire « après deux années d’interruption totale », selon le constat dressé par la chancellerie.
Il vous reste 78.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !