En direct Mercredi 19 Août 2026
Géopolitique

A Madagascar, « entre désir de liberté et attachement aux traditions », la « gen Z » photographiée par Charlotte Yonga

« Jeunesse en milieux hostiles » (6/7). A Madagascar, la « gen Z » a été à l’origine d’un vaste mouvement de contestation qui, en 2025, a fait tomber le pouvoir en place. Un an plus tôt, la photographe franco-camerounaise Charlotte Yonga avait fait poser ces jeunes, sans perspectives d??

A Madagascar, « entre désir de liberté et attachement aux traditions », la « gen Z » photographiée par Charlotte Yonga
HaitiCreoleRadio.com

Jeunesse en milieux hostiles

Jeunesse en milieux hostiles

A Madagascar, « entre désir de liberté et attachement aux traditions », la « gen Z » photographiée par Charlotte Yonga

Par Guillaume Delacroix
Publié aujourd’hui à 09h00, modifié à 10h55

Temps de Lecture 2 min.

D’abord il y a ces regards, profonds, parfois comme perdus dans un songe. Et puis il y a la nature, séduisante autant qu’inquiétante, qui donne à Madagascar son aspect unique au monde. C’est lors d’une résidence en 2024 à la Fondation H d’art contemporain, créée il y a neuf ans à Antananarivo par l’entrepreneur et mécène Hassanein Hiridjee, qu’est venue à Charlotte Yonga l’idée de réfléchir à la représentation des spécificités de la jeunesse malgache. Le résultat de ce travail est présenté cette année aux Rencontres d’Arles, après qu’elle a exposé au festival Circulation(s), à Paris Photo, à Art-o-Rama à Marseille et partout dans le monde (Royaume-Uni, Chine, Maroc, Nigeria, Cameroun, Madagascar…).

Agée de 41 ans, la photographe et artiste visuelle d’origine franco-camerounaise, qui réside entre Paris et Barcelone, s’est intéressée aux relations familiales, amicales et amoureuses dans la Grande Ile. Avec cette approche acérée et sans concession qui la caractérise, elle en a tiré les clichés d’une jeunesse malgache souvent partagée, dit-elle, « entre le désir de liberté et l’attachement aux traditions, entre les modèles venus d’ailleurs et les attentes sociales ou familiales ».

Qu’ils soient assis dans une chambre, alanguis sur un canapé, attablés dans une cuisine ou debout dans une forêt, ses sujets donnent à voir l’équilibre fragile qui se joue « entre enracinement et refus, entre fierté de sa culture et désir d’autrement, entre loyauté et fêlure », ce que Charlotte Yonga appelle « les choix irrésolus de la Grande Ile ». Pour réaliser ces portraits, elle a privilégié l’échange et la négociation, afin d’obtenir des mises en scène qui puisent dans la traditionnelle photographie de famille et l’univers des sitcoms francophones, souvent africaines, que regardent les jeunes Malgaches, le tout avec une touche romanesque assumée.

Il vous reste 56.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Article précédent En Argentine, Amnesty International alerte sur la surveillan… Article suivant Pourquoi tant de Français aiment vivre en Suisse

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !