Un jour en short et baskets à courir aux côtés de la star kenyane du marathon Eliud Kipchoge, le lendemain en costume à prôner un partenariat renouvelé entre la France et les pays africains. Lors du sommet Africa Forward, nouvelle déclinaison des traditionnels sommets Afrique-France, qui s’est tenu les lundi 11 et mardi 12 mai à Nairobi, au Kenya, Emmanuel Macron s’est montré fidèle à sa réputation sur le continent : hyperactif et parfois maladroit. Lundi, son irruption sur scène, lors d’un débat, afin de « remettre de l’ordre » et faire cesser les bavardages dans la salle a immédiatement fait le tour des réseaux sociaux. Ses détracteurs y ont vu la remontrance malvenue d’un chef d’Etat français à un auditoire africain.
La polémique est toutefois insignifiante si on la compare à toutes celles qui ont émaillé, depuis qu’il est élu, ses précédents rendez-vous avec le continent africain. En 2017, à Ouagadougou, une petite phrase sur son homologue burkinabé – « il est parti réparer la climatisation » – avait en partie éclipsé le fond de son premier grand discours sur l’Afrique. « Il n’y a plus de politique africaine de la France », avait-il clamé. En 2021, à Montpellier, la nouvelle formule de sommet, où seuls des représentants de la société civile avaient été conviés, avait ulcéré les chefs d’Etat africains, exclus.
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