Ils sont l’objet de toutes les attentions, assis au premier rang de la scène principale du sommet franco-africain Africa Forward (« En avant l’Afrique »), consacré lundi 11 mai aux partenariats économiques. Devant les poids lourds nigérians des affaires – à commencer par Aliko Dangote, patron du conglomérat éponyme et homme le plus riche d’Afrique, et Abdul Samad Rabiu, multimilliardaire et dirigeant du groupe BUA – les mains se tendent, les nuques se courbent, certains osent même solliciter un selfie.
Sur scène, des patrons africains, mais aussi beaucoup de Français, pitchent à tour de rôle, pendant une dizaine de minutes, leur foi dans le potentiel économique gigantesque du continent, citant en exemple ces entrepreneurs stars qui ont su l’exploiter à merveille.
A Nairobi, vibrante capitale économique de l’Afrique de l’Est anglo-saxonne, la France est venue clamer sa volonté d’investir. « L’Afrique, elle est en train de réussir » et « elle a besoin d’investissements pour être plus souveraine », y a martelé Emmanuel Macron.
A l’occasion de cette journée réunissant plus de 6 000 participants venus de 40 pays, le président français a annoncé 23 milliards d’euros d’investissements – à raison de 14 milliards, publics et privés, de la France vers l’Afrique, mais aussi de 9 milliards entre acteurs africains. En miroir d’une croissance européenne poussive, le sud du Sahara a affiché en 2025 une progression moyenne du PIB de 4,1 %, selon le FMI, ce chiffre dépassant pour certains pays les 7 %.
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