A la tête d’une Allemagne dont la croissance est proche de zéro depuis 2023, le chancelier conservateur Friedrich Merz (CDU) met volontiers en garde contre une écologie qui viendrait affaiblir davantage l’économie de son pays. Une partie des mesures prises depuis son entrée en fonction, en mai 2025, a ainsi consisté à démanteler l’arsenal réglementaire de la précédente coalition, au sein de laquelle les Verts occupaient plusieurs postes stratégiques.
Parmi les promesses de campagne de M. Merz : l’abolition d’un texte emblématique, qui rendait obligatoire le remplacement, dans les nouveaux logements, des chaudières fonctionnant aux énergies fossiles par des systèmes plus propres. Une mesureconsidérée par ses détracteurs comme un symbole de l’écologie punitive.
Un influent comité d’experts indépendant vient toutefois de sonner un brutal rappel à la réalité : en l’état, l’Allemagne n’atteindra pas les objectifs climatiques qu’elle s’est elle-même fixés. La loi fédérale sur la protection du climat, adoptée en 2019 au plus fort des manifestations de la jeunesse « Fridays for Future », fixe en effet des plafonds annuels d’émissions de gaz à effet de serre, afin que l’Allemagne parvienne à la neutralité carbone à l’horizon 2045. Les émissions doivent ainsi avoir diminué de 65 % d’ici à 2030 (par rapport à 1990), et d’au moins 88 % d’ici à 2040.
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