C’est un pas de plus sur le chemin escarpé censé mener à une réconciliation entre la France et l’Algérie. Lundi 11 mai, Christophe Gleizes doit recevoir une première visite du consul général de France à Alger, dans la prison de Koléa, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, où il purge une peine de sept ans d’emprisonnement pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ».
La justice algérienne reproche au collaborateur de So Press (So Foot, Society), arrêté en mai 2024 alors qu’il réalisait un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie, le club de football de Tizi Ouzou, d’avoir eu des entretiens avec des personnalités proches du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, organisation classée comme terroriste par Alger.
Jusqu’à présent, cette visite consulaire avait été systématiquement refusée au journaliste français. La ministre déléguée aux armées, Alice Rufo, venue en Algérie pour les commémorations des massacres du 8 mai 1945 à Sétif, en a fait l’annonce, samedi, à l’issue de l’entretien que lui a accordé le président Abdelmadjid Tebboune.
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