Il avait promis de livrer bataille. Avec la reprise des hostilités, le premier ministre canadien, Mark Carney, n’hésite plus à parler de « guerre » pour décrire l’affrontement commercial entre son pays et les Etats-Unis. « Quand vous êtes attaqué, c’est que vous êtes en guerre. Nous avons été attaqués », a-t-il déclaré, samedi 22 août, en réaction aux nouveaux droits de douane américains de 50 % entrés en vigueur sur une série de produits. Et comme à la guerre, il aura besoin d’unité pour traverser ce nouvel épisode de tensions avec Washington. Et compter sur l’appui des partis d’opposition, mais aussi sur celui des provinces et territoires, aux intérêts et aux sensibilités politiques parfois divergents.
Mark Carney s’est rendu à l’évidence : la méthode douce, qu’il avait privilégiée ces derniers mois face à Donald Trump, n’a pas eu les effets escomptés. Contre toute attente, Ottawa a refusé, à la dernière minute, vendredi, de signer un accord commercial avec les Etats-Unis, faisant voler en éclats plusieurs semaines d’intenses négociations. Alors qu’une entente semblait à portée de main, le premier ministre a justifié cette volte-face en raison de conditions « inacceptables », touchant notamment à la souveraineté du Canada.
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