Un mandat clair pour ouvrir “un nouveau Cap-Vert”. C’est ce que Francisco Carvalho estime avoir reçu de ses compatriotes au lendemain de sa victoire aux législatives, ce dimanche 17 mai. Le président du Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV, centre gauche), qui était depuis 2020 maire de Praia, la capitale du pays, affirme avoir obtenu une “majorité absolue” au Parlement, rapporte l’hebdomadaire local Expresso das Ilhas.
Son adversaire, Ulisses Correia e Silva, qui était à la tête du gouvernement depuis dix ans, a reconnu sa défaite et démissionné dans la foulée de la présidence de son parti, le Mouvement pour la démocratie (MpD, centre droit). L’abstention, elle, a atteint un niveau record : seule la moitié des 400 000 électeurs attendus aux urnes s’est déplacée.
Logiques populistes
Dans les colonnes d’Expresso das Ilhas, le journaliste Humberto Cardoso expliquait pourtant, avant sa tenue, que ce scrutin constituait un moment critique pour la démocratie cap-verdienne, confrontée à la montée des logiques populistes et à la défiance envers les institutions. Certaines crises, observait-il, comme la pénurie de gaz, les difficultés du système de santé ou les tensions sociales, sont amplifiées dans les médias et sur les réseaux sociaux afin de créer un sentiment de pe
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La ruée vers le sable
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