Reconnaître la “sécurité publique” comme un des devoirs constitutionnels de l’État, déployer l’armée pour des tâches de maintien de l’ordre ou encore mettre en place un “registre des organisations criminelles et terroristes” assorti de la création d’un “délit d’appartenance” à celles-ci… Après être parvenu à approuver en moins de trois mois un grand paquet de réformes économiques, le président du Chili, José Antonio Kast, s’attelle à une nouvelle “méga réforme” visant à s’attaquer, cette fois, à l’insécurité.
Lundi 17 août, le dirigeant ultraconservateur a déposé au Sénat un projet de réforme de la Constitution en huit points allant dans ce sens. Et celui-ci fait depuis couler beaucoup d’encre dans la presse locale. La proposition la plus controversée est la création d’un nouvel “état d’exception en matière de sécurité publique”, applicable en cas de “grave atteinte à la sécurité publique résultant de l’action d’organisations criminelles” sur décision exclusive du président de la République pour une durée de 120 jours reconductible.
Il permettrait de “suspendre ou de restreindre la liberté individuelle et la liberté de circulation ainsi que le droit de réunion”, mais aussi de “restreindre l’exercice du droit d’association, d’intercepter, d’ouvrir ou de fouiller des documents et
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-57%)
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Avec un président à l’extrême droite, le Chili entre dans une nouvelle ère politique
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !