Son procès était très attendu mais il n’aura pas lieu : le comte belge Etienne Davignon, 93 ans, renvoyé en mars vers une juridiction pénale à Bruxelles, ne répondra pas de son implication présumée dans l’assassinat de Patrice Lumumba, le leader du Mouvement national congolais, en 1961. Son entourage a annoncé, lundi 18 mai, le décès de l’ancien diplomate, homme d’affaires et homme d’Etat, figure marquante de la vie politico-économique de la Belgique.
M. Davignon, alors jeune diplomate, était membre d’une mission technique belge à Elisabethville – la future Lubumbashi – en 1960. Il était chargé de convaincre Joseph Kasa-Vubu, le premier président de la République du Congo (RDC), de 1960 à 1965, de destituer M. Lumumba, premier chef du gouvernement congolais post-indépendance, et de le « neutraliser ».
De quelle manière ? « Politiquement », affirme Vincent Dujardin, professeur d’histoire à l’Université catholique de Louvain, auteur d’un livre paru le 15 mai sur le roi Baudouin (Baudouin. Un roi face aux crises de son temps, éditions Mame, 800 pages, 30 euros), après avoir eu accès aux archives personnelles du souverain belge, mort en 1993.
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