C’est “un voyage dans une Amérique parallèle” que propose l’Obama Presidential Center, écrit The New York Times : son univers, “empreint d’un sincère espoir de changement”, “semble en décalage avec l’air du temps”, tellement plus sombre et cynique.
Presque dix ans après son départ de la Maison-Blanche, la “bibliothèque présidentielle” de Barack Obama ouvrira ses portes au public vendredi 19 juin, à Chicago. Comme il l’a souvent fait dans ses discours, l’ancien président a voulu donner une image d’une Amérique unie, bien loin du climat actuel de tensions et de divisions qui règne sous l’administration de Donald Trump.
“L’Obama Presidential Center est un monde à part entière, un univers autonome, un espace qui se définit lui-même comme le ‘foyer de l’espoir’, où chaque pensée cynique que l’on y apporte se heurte à une leçon d’histoire et à un appel à l’action, où l’ancien président incarne un optimisme inébranlable, à l’image de Mickey Mouse. Puis on en ressort, frappé par à quel point le monde semble différent une fois hors de ses murs”, raconte The Chicago Tribune.
Aux États-Unis, la coutume veut que les présidents, après avoir quitté leurs fonctions, voient une bibliothèque-musée leur être dédiée. Richard Nixon, par exemple, a la sienne en Californie, George H. W. Bush près de
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