Grand producteur de pétrole et de gaz naturel, l’Algérie veut désormais faire de ses gisements de phosphate un atout majeur. La Sonatrach, l’entreprise nationale d’hydrocarbures d’Algérie, a ainsi signé le 12 août deux importants contrats pour la production d’engrais et la construction d’infrastructures portuaires dans l’est du pays, rapporte le site d’information Twala.

Côté extraction, la société italienne d’infrastructures énergétique Saipem prévoit de produire 3,2 millions de tonnes de phosphate concentré par an sur le site de Bled El Hadba (préfecture de Tébessa), ainsi que 2,4 millions de tonnes d’engrais phosphatés et 570 000 tonnes d’urée par an sur le futur site d’Oued El Keberit (préfecture de Souk Ahras). Le groupe italien indique pour l’heure avoir conclu une autorisation de commencer des travaux pour environ 500 millions d’euros, ce qui ne préjuge pas du coût total du marché qui lui a été attribué.

Pour l’export, c’est la société chinoise d’ingénierie portuaire CHEC qui a décroché le contrat relatif à la mise à niveau du port d’Annaba, dont le montant n’a pas été révélé.

Le phosphate jugé essentiel pour les États-Unis

Le phosphate serait-il “le nouveau pétrole algérien ?” s’interroge le site d’information indépendant Le Matin d’Algérie. C’est en tout cas le projet d