L’inquiétude monte en Afrique alors que, jeudi 3 septembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a indiqué que le phénomène climatique El Niño allait “s’intensifier pour devenir un phénomène de très forte intensité”, qui menace de durer jusqu’en février 2027 et d’accentuer les risques d’inondations et les épisodes de sécheresse et de chaleur extrême.

Dans son bulletin, l’OMM alerte de façon inédite, estimant que cet épisode El Niño “exceptionnel exige une préparation et une réaction exceptionnelles”. Sur le continent, l’alerte est déjà vive, et les pays africains se préparent à ce phénomène qui risque d’accentuer, entre sécheresses et pluies diluviennes, un dérèglement climatique déjà installé.

Pour The New Zimbabwe, ces préparatifs et cette anticipation seront essentiels. Car, estime le titre de Harare, “la manière dont l’Afrique se prépare au prochain épisode El Niño déterminera non seulement la rapidité avec laquelle elle se remettra des chocs climatiques à venir, mais aussi la résilience de ses économies dans les décennies à venir”.

Anticiper pluies et sécheresse

En Somalie, indique Shabelle Media, les autorités anticipent déjà les conséquences, avec l’organisation par l’Agence nationale de gestion des catastrophes de Somalie (SoDMA) d’une réunion nationale à Mogadis