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Dans les Palmes, des organisations d’enseignants dénoncent le ministre Vijonet Déméro

Position en règle des organisations syndicales de la Région des Palmes relative aux propos inappropriés, insultants et inacceptables du ministre de l’Éducation nationale, M. Vijonet Déméro, et à l’impérieuse nécessité d’une rectification immédiate. Petit-Goâve, le 30 juin 2026 Sign

Dans les Palmes, des organisations d’enseignants dénoncent le ministre Vijonet Déméro
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2 juillet 2026
Dans les Palmes, des organisations d’enseignants dénoncent le ministre Vijonet Déméro 
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Dans les Palmes, des organisations d’enseignants dénoncent le ministre Vijonet Déméro 

  • by Rezo Nodwes
  • 1 juillet 2026
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Position en règle des organisations syndicales de la Région des Palmes relative aux propos inappropriés, insultants et inacceptables du ministre de l’Éducation nationale, M. Vijonet Déméro, et à l’impérieuse nécessité d’une rectification immédiate.

Collectif des enseignants pour la nouveauté de l’Éducation en Haïti (CENEH)

Les directoires du Collectif des enseignants révoltés (COLER) et du Collectif des enseignants pour la nouveauté de l’Éducation en Haïti (CENEH) ,membres de la Centrale unitaire des travailleurs des secteurs public et privé d’Haïti (CUTRASEPH), souhaitent attirer l’attention de l’opinion publique nationale, des autorités de l’État ainsi que de l’ensemble des acteurs du secteur éducatif sur la situation particulièrement préoccupante qui prévaut actuellement au sein du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).

Depuis son entrée en fonction, le 4 mars 2026, le ministre Vijonet Déméro n’a posé, à notre connaissance, aucun acte concret susceptible de contribuer au redressement du système éducatif national ni à l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants. Cette absence d’initiatives traduit un inquiétant déficit de vision, un manque manifeste de volonté politique et une incapacité à apporter des réponses appropriées aux nombreux défis auxquels fait face l’école haïtienne.

Lors de sa visite dans la Région des Palmes, à la suite du passage de son chef de cabinet, M. Ecclésiaste, le ministre s’est limité à formuler une série de promesses qui, jusqu’à ce jour, demeurent sans suite. Ces engagements non respectés alimentent davantage la frustration, le découragement et la perte de confiance des enseignants envers les autorités éducatives.

Au lieu d’engager un dialogue franc, responsable et constructif avec les organisations syndicales sur les véritables problèmes qui affectent le secteur, le titulaire du MENFP a préféré multiplier les interventions médiatiques empreintes d’arrogance, de condescendance et d’irrespect envers les enseignants, les inspecteurs et l’ensemble du personnel éducatif. Plus grave encore, ses déclarations ont eu pour effet de minimiser, voire de dénaturer, les revendications pourtant légitimes portées depuis plusieurs années par les organisations syndicales.

Les propos récemment tenus par le ministre, visant à dénigrer publiquement l’apparence et la prestance des enseignants, constituent une offense grave à la dignité de toute une profession. Il est profondément choquant qu’un ministre de l’Éducation choisisse d’humilier celles et ceux qui forment quotidiennement les citoyens de demain, plutôt que de reconnaître les conditions extrêmement précaires dans lesquelles ils exercent leur noble mission.

Il est pourtant de notoriété publique que si de nombreux enseignants éprouvent des difficultés à se vêtir convenablement ou à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires, cette situation résulte directement des faibles rémunérations, des retards de paiement, de l’absence de perspectives de carrière et du manque d’accompagnement de l’État. Le rôle d’un ministre n’est pas de stigmatiser les victimes de cette précarité, mais de créer les conditions permettant aux enseignants d’exercer leur profession avec dignité.

Ces déclarations traduisent malheureusement une mauvaise compréhension des responsabilités qui incombent au premier responsable du système éducatif national. Elles témoignent également d’un manque évident de considération pour celles et ceux qui, malgré les difficultés économiques, l’insécurité et les multiples crises que traverse le pays, continuent d’assurer le fonctionnement des écoles avec courage, professionnalisme et dévouement.

Les organisations signataires rappellent que les revendications des enseignants ont pourtant été officiellement reconnues par le gouvernement lors des négociations ayant conduit à la signature de l’Accord du 20 janvier 2025, conclu après plusieurs journées de discussions avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et plusieurs membres de son cabinet.

À cette occasion, le chef du gouvernement avait publiquement reconnu la légitimité des revendications des enseignants ainsi que la nécessité d’améliorer leurs conditions de travail et de respecter les engagements pris envers eux.

Force est malheureusement de constater que ces engagements demeurent largement inappliqués. Plus préoccupant encore, le ministre Vijonet Déméro semble s’inscrire dans cette logique de non-respect des accords au lieu de jouer pleinement son rôle de garant du dialogue social et de défenseur de l’école publique.

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