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Des organisations proposent : Pourquoi et comment mettre en place un gouvernement de sauvetage national incluant la diaspora haïtienne après les 15 mois de Fils-Aimé

Dans une note rendue publique le 27 mars 2026, plus de 500 organisations et une centaine de personnalités haïtiennes ont lancé un appel à la mise en place d’un « gouvernement de sauvetage national », présenté comme une réponse urgente à la crise que traverse le pays et aux enjeux liés ?

Des organisations proposent : Pourquoi et comment mettre en place un gouvernement de sauvetage national incluant la diaspora haïtienne après les 15 mois de Fils-Aimé
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18 mai 2026
Des organisations proposent : Pourquoi et comment mettre en place un gouvernement de sauvetage national incluant la diaspora haïtienne après les 15 mois de Fils-Aimé
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Des organisations proposent : Pourquoi et comment mettre en place un gouvernement de sauvetage national incluant la diaspora haïtienne après les 15 mois de Fils-Aimé

  • by Rezo Nodwes
  • 18 mai 2026
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Dans une note rendue publique le 27 mars 2026, plus de 500 organisations et une centaine de personnalités haïtiennes ont lancé un appel à la mise en place d’un « gouvernement de sauvetage national », présenté comme une réponse urgente à la crise que traverse le pays et aux enjeux liés à la souveraineté nationale.

En effet, après plus de quinze mois à la tête du gouvernement haïtien, le bilan d’Alix Didier Fils-Aimé apparaît comme un échec patent face à l’ampleur de la crise multidimensionnelle. Malgré un discours optimiste répété devant les instances internationales (ONU, partenaires bilatéraux) et la présentation d’un nouveau gouvernement en mars 2026 axé sur la sécurité, l’économie et les élections, la réalité du terrain dément cruellement ces promesses.

Les gangs, notamment la coalition Viv Ansanm, consolident leur emprise sur près de 90 % de Port-au-Prince et s’étendent vers l’Artibonite et le Centre.

Les opérations ponctuelles, frappes de drones ou renforts annoncés n’ont pas inversé la dynamique : plus de 5 500 morts violents ont été recensés entre mars 2025 et janvier 2026, avec une recrudescence marquée en 2026.

L’insécurité bat son plein, rendant illusoire toute restauration effective de l’autorité de l’État. Ce constat n’est pas une simple difficulté conjoncturelle, mais le signe d’une incapacité structurelle à concevoir et à mettre en œuvre une stratégie cohérente de reconquête du territoire.

Les conditions de vie de la grande majorité de la population se sont dramatiquement aggravées sous cette gouvernance. Avec plus de 1,4 million de personnes déplacées internes, près de 6,4 millions d’Haïtiens (plus de la moitié de la population) ont besoin d’aide humanitaire d’urgence en 2026.

L’économie est paralysée par le contrôle des routes et des corridors stratégiques par les groupes armés, entraînant flambée des prix, pénuries alimentaires chroniques, fermeture massive d’écoles et d’entreprises, et effondrement des services publics (santé, eau, électricité). Les violences sexuelles systématiques, les enlèvements et les risques de famine accentuent un désespoir généralisé.

Les missions diplomatiques répétées du Premier ministre aux États-Unis, à l’ONU ou au Vatican ont certes permis d’obtenir des déclarations de soutien, mais les résultats concrets sur le terrain restent insignifiants. Cette dégradation accélérée démontre que la gestion technocratique et internationale actuelle, sans rupture radicale, ne fait que gérer la descente aux enfers plutôt que de l’enrayer.

Face à cette impuissance, les élections deviennent de plus en plus hypothétiques, voire illusoires.

Initialement annoncées pour août 2026, elles ont été repoussées, le Premier ministre lui-même reconnaissant publiquement que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies. L’extension probable du report jusqu’à fin 2026 ou au-delà illustre l’absence de contrôle territorial nécessaire à un scrutin crédible et inclusif.

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