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Géopolitique

« Donald Trump demeure le seul dirigeant du monde à avoir reconnu l’annexion par Israël du Golan syrien »

L’importance stratégique du plateau syrien du Golan, annexé par Israël depuis 1981, s’est encore accrue depuis le renversement, en 2024, de Bachar Al-Assad.

« Donald Trump demeure le seul dirigeant du monde à avoir reconnu l’annexion par Israël du Golan syrien »
HaitiCreoleRadio.com

La détermination de Donald Trump à abattre l’ordre international, fondé sur le droit depuis 1945, était manifeste dès son premier mandat à la Maison Blanche. Mais, comme les coups de boutoir qu’il a alors assénés concernaient le Moyen-Orient, les réactions à de tels diktats ont été relativement limitées.

Ce n’est qu’aujourd’hui que l’on mesure les désastreuses conséquences pour le monde entier du désaveu par les Etats-Unis, en mai 2018, de l’accord multilatéral sur le nucléaire iranien. La reconnaissance par Trump de l’ensemble de Jérusalem en tant que capitale d’Israël fut tout aussi funeste, puisqu’elle niait le statut de « territoire occupé » de Jérusalem-Est depuis 1967. Peu de dirigeants se sont d’ailleurs aventurés depuis lors à briser un tel tabou, seuls six Etats (Guatemala, Honduras, Paraguay, Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Kosovo) ayant suivi les Etats-Unis en installant leur ambassade à Jérusalem (au lieu de Tel-Aviv, comme le reste de la communauté internationale).

L’isolement de la Maison Blanche est encore plus prononcé sur la question du plateau syrien du Golan, occupé par Israël depuis 1967 et formellement annexé depuis 1981. Trump a en effet décidé, en mars 2019, de reconnaître la souveraineté israélienne sur ce territoire syrien, s’attirant un rappel à l’ordre des cinq Etats européens (Allemagne, Belgique, France, Pologne et Royaume-Uni) siégeant alors au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) : « L’annexion d’un territoire par la force est interdite par le droit international. »

Les « hauteurs de Trump »

Peu importe au président américain que des gouvernements israéliens aient envisagé par le passé de restituer le Golan à la Syrie pour conclure une paix durable avec Damas. Ou que les 30 000 colons israéliens soient à peine plus nombreux que les habitants d’origine syrienne, tous de confession druze. Le coup de force de Trump sur le Golan n’est qu’un de ses nombreux coups de pouce à Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien empêtré, déjà, dans une série de scandales, sur fond de surenchères électorales.

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