Le mardi 5 mai, Emmanuel Macron a proposé Emmanuel Moulin, ex-secrétaire général de l’Élysée, pour prendre la tête de la Banque de France. Celui qui est l’un des “plus proches conseillers” du président français succéderait à François Villeroy de Galhau, qui avait annoncé son départ anticipé pour le début du mois de juin, relate le média économique américain Bloomberg. Si les parlementaires valident sa nomination, il pourrait alors rester en fonction durant tout le prochain quinquennat présidentiel, jusqu’en juin 2032.

Après l’officialisation du nom d’Emmanuel Moulin – qui était pressenti depuis qu’il avait quitté son poste de haut fonctionnaire à l’Élysée –, “les critiques ont fusé”, observe le quotidien suisse Le Temps. Le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) ont rapidement dénoncé cette nomination, confirme de son côté Politico Europe. Le Temps cite notamment le député RN Sébastien Chenu, qui parle du “verrouillage de l’appareil d’État par les amis d’Emmanuel Macron”, et Éric Coquerel, président LFI de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui soulève “des risques évidents” en matière de “neutralité”.

François Villeroy de Galhau “aurait présenté sa démission un an avant la fin de son mandat, afin de laisser au président Emmanuel Macron le tem