A chaque entretien, la même expression récurrente : « La confiance a été rompue. » C’est ainsi que les dirigeants des entreprises du Mittelstand allemand décrivent leur rapport avec le chancelier chrétien-démocrate, Friedrich Merz (Union chrétienne-démocrate, CDU), un an après l’arrivée au pouvoir de la coalition qu’il dirige avec les sociaux-démocrates (SPD), le 6 mai 2025. D’une rare sévérité, le jugement est inquiétant pour la stabilité politique et sociale de l’Allemagne. Car derrière ce constat, pointe une perte de confiance sur la capacité même du pays à dégager un consensus sur les réformes, pourtant la grande force du modèle politique et social allemand.
Les entreprises du Mittelstand, qui se définissent moins par leur taille que par le fait que le propriétaire de leur capital est directement impliqué dans la direction opérationnelle, sont un baromètre important de l’ambiance du pays. Elles sont souvent décrites comme la « colonne vertébrale » du capitalisme allemand, en raison de leur poids sur l’économie et sur l’emploi, mais surtout de leur implantation le plus souvent en zone rurale. Leurs dirigeants sont des partisans traditionnels du parti libéral (FDP), ainsi que de la CDU et de son alliée, l’Union chrétienne-sociale en Bavière, les deux formations de centre droit incarnées par M. Merz.
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