LETTRE DE PATAGONIE
La tête de Lionel Messi et son buste ont débarqué mercredi 3 avril, à grand renfort de sirènes. Des immenses éléments en ciment blanc amenés à être assemblés et peints qui ont traversé sur une remorque, de l’atelier de leur sculpteur, quelques kilomètres de la désertique steppe de la Patagonie argentine, vastes plaines ponctuées d’arbustes secs rudoyés par les vents. Comme ces paysages, la statue de Messi donnera le vertige.
Culminant à 26 mètres de haut une fois montée le long d’une route de la petite ville de Cutral Co (province de Neuquen, Ouest), elle représentera le capitaine de l’équipe de football d’Argentine soulevant le trophée de la Coupe du monde, agenouillé et extatique. Le monument doit être inauguré pour le coup d’envoi du Mondial 2026, le 11 juin, lors duquel l’Albiceleste défendra son titre décroché en 2022 au Qatar.
En attendant, ce mercredi 3 juin, lors d’un montage partiel, des groupes de curieux s’agglutinent autour du géant. « On est heureux d’avoir une figure argentine ici, une bonne personne, humble », estime Juan Carlos Sanchez, un policier habitant en face du monument. « A l’origine, la mairie m’avait passé commande pour un Messi de taille réelle, mais cela m’a semblé trop petit pour quelqu’un de son envergure », retrace Aldo Beroisa, sculpteur et habitant de Cutral Co. Cet homme au contact rugueux, spécialiste des statues géantes, a donc proposé une version augmentée. « Le parcours de Messi est un exemple pour nous », argumente l’artiste, se faisant le messager d’une Argentine vibrant pour le football dans le moindre de ses recoins, mais aussi d’une ville, Cutral Co, et de ses 40 000 habitants en quête d’un nouveau destin.
Il vous reste 69.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !