Le projet des « pipelines de la paix » de Donald Trump semble démesuré pour la petite Bosnie-Herzégovine, mais il avance tout de même avec la brutalité et les méthodes affairistes habituelles de l’entourage du président américain.
Le 28 avril, à Dubrovnik, en Croatie, le secrétaire d’Etat américain à l’énergie, Chris Wright, a signé avec les autorités de ce pays des Balkans et de la Croatie voisine un accord prévoyant la construction d’une nouvelle « connexion gazière sud » qui doit permettre de remplacer le gaz russe par du gaz naturel liquéfié (GNL) américain.
Evalué à 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros environ), le projet vise à construire un nouveau gazoduc du sud de la Bosnie-Herzégovine vers le terminal gazier croate de Krk, ainsi qu’à ériger trois centrales thermiques, afin de permettre à ce pays parmi les plus pauvres d’Europe de sortir de sa dépendance aux centrales au charbon.
Bénéficiant du soutien rare des trois ethnies (bosniaque, serbe et croate) divisant la Bosnie, un projet de loi prévoyant spécifiquement d’attribuer le marché à une entreprise dirigée par des proches de M. Trump a été adopté au pas de charge par Sarajevo, le 15 avril. Cela, en ignorant les inquiétudes de Bruxelles.
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