La queue devant l’Asociacion Rumiñahui, en ce matin du mardi 5 mai, dépasse à peine l’angle d’une petite rue du quartier populaire de Pueblo Nuevo, à Madrid. « Depuis quelques jours, on dirait que les choses se sont un peu calmées », raconte Juan Francisco Gil, bénévole de cette organisation qui travaille principalement avec des migrants équatoriens. Il gère comme il peut les quelques centaines de personnes qui, depuis l’aube, espèrent obtenir les formulaires nécessaires pour bénéficier de la régularisation massive lancée par le gouvernement du premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, le 15 avril. Une mesure qui devrait concerner au moins 500 000 sans-papiers en Espagne.
Les questions fusent et dans toutes les langues, surtout en espagnol, dans tous les accents, car la plupart des personnes qui attendent sont latino-américaines. « Est-ce que c’est le bon formulaire ? A quelle heure pourrai-je entrer ? » Malgré la fatigue, Juan Francisco Gil répond avec patience : « Nous aidons environ 700 personnes par jour, mais nous sommes débordés. » Sur la vitrine de l’association, une affiche demande de « ne pas dormir » devant les bureaux, mais la file d’attente commence souvent dès la nuit tombée. « La police est venue plusieurs fois, mais tant qu’il n’y a pas d’incidents, elle laisse faire », explique-t-il.
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