En Hongrie, le nouveau premier ministre, Péter Magyar, avait donné jusqu’à fin mai au président, Tamas Sulyok, pour démissionner. Mais, à la mi-juin, celui-ci est toujours en poste et n’a visiblement aucune envie de se retirer. « Selon la tradition constitutionnelle hongroise, il est tout à fait exceptionnel que le premier ministre demande la démission du président », s’est-il plaint le 10 juin, dans un entretien au titre suisse ultraconservateur Die Weltwoche, dans lequel il dénonce les « menaces » contre l’« ordre démocratique » venant, selon lui, du vainqueur des élections législatives du 12 avril.
Au soir de la victoire de son camp avec plus de 53 % des voix contre celui de l’ancien premier ministre nationaliste, Viktor Orban, le conservateur pro-européen M. Magyar avait immédiatement dressé la liste des « marionnettes » du pouvoir sortant dont il avait demandé la tête. Elu président en 2024 par les députés du Fidesz, le parti de M. Orban, M. Sulyok, un ancien juge constitutionnel de 70 ans qui s’est jusqu’ici surtout fait remarquer par sa discrétion, figurait tout en haut, aux côtés du chef du parquet, du président de la Cour suprême et des membres du Conseil constitutionnel.
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