Rendu public lundi 29 juin, le verdict a été relayé par les médias de toute orientation, des journaux loyalistes à la presse en exil. Il s’agit de “la première affaire en Russie impliquant l’organisation d’activités LGBT et la participation à celles-ci”, rapporte le journal RBC, qui cite la communication de ce tribunal d’Orenbourg, ville proche de la frontière kazakhe.

Elle concerne trois responsables d’un bar local, précise Ostorojnye Novosti, média qui, présent sur place, fut le premier à lui donner un écho. Le directeur artistique de l’établissement, 23 ans, a été condamné à deux ans et trois mois d’emprisonnement ; l’administratrice, 30 ans, à six ans et trois mois, tandis que le propriétaire des lieux, 37 ans, a reçu la peine la plus élevée – sept ans. “Il s’agit du premier cas de cette nature depuis que la Cour suprême a désigné le ‘mouvement LGBT’ comme extrémiste, en novembre 2023”, rappelle Ostorojnye Novosti.

À partir des déclarations officielles, le quotidien Kommersant précise ce qui est reproché aux trois condamnés : s’ils savaient que l’activité de ce “mouvement international LGBT” était interdite sur le territoire russe, “les employés, sous couvert d’exploiter une boîte de nuit, organisaient pourtant des événements qui, aux yeux de tous les clients de l’établissem