Il aura fallu quelques jours à Volodymyr Zelensky pour réagir officiellement, une fois le choc passé. Samedi après-midi 22 août, lors d’une rencontre avec la presse dont les propos n’ont été rendus publics que dimanche matin, le président ukrainien a finalement répondu à l’appel de son ancien ministre de la défense et allié, Mykhaïlo Fedorov, à « restaurer le processus démocratique » et à organiser des élections pendant la guerre alors que ces dernières ont été gelées depuis le début de l’invasion russe. Sans surprise, M. Zelensky s’est prononcé contre une idée susceptible, selon lui, de diviser la population. « Des élections maintenant, c’est un tsunami qui fracturerait l’Ukraine », a-t-il insisté.
Cette prise de parole, à la veille du 35e anniversaire de l’indépendance du pays, le 24 août, répondait aux violentes accusations lancées mardi soir par son ancien ministre. Dans une vidéo, Mykhaïlo Fedorov avait brossé un portrait extrêmement sévère de la présidence, dénonçant les affaires de corruption au sein du pouvoir et une « crise systémique de gouvernance ». Une intervention survenue un mois après son limogeage, sur fond, notamment, de tensions avec le commandant en chef des forces armées, le général Oleksandr Syrsky, depuis lui aussi écarté.
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