Le 17 mai 1983, la paix semble à portée de main entre le Liban et Israël. En présence d’un représentant américain, et au terme de cinq mois de négociations, les délégations des deux pays signent un texte stipulant que « l’état de guerre entre le Liban et Israël a pris fin et n’existe plus ». Le champagne est sabré.
Le président républicain, Ronald Reagan (1981-1989), pense avoir parrainé un traité de paix historique, à la manière de son prédécesseur, le démocrate Jimmy Carter (1977-1981), qui a fait signer, à Camp David, en 1979, l’Egypte et l’Etat hébreu. Mais cet accord est mort-né.
Le président libanais, Amine Gemayel (1982-1988), ne le paraphera pas. Il avait pourtant souscrit au pari américain, au nom de la restauration de la souveraineté du Liban en guerre : la majeure partie du territoire est alors occupée, soit par les troupes syriennes, soit par l’armée israélienne. L’accord est abrogé par Beyrouth en mars 1984. Le veto menaçant de la Syrie, hostile à une paix séparée, et la gourmandise d’Israël, qui a fait introduire des conditions irréalisables (pas de retrait israélien sans retrait syrien simultané) dans une lettre annexe, ont conduit à l’échec. Le pays déchiré plonge dans de nouvelles violences.
Il vous reste 79.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !