Jamais la justice ne dira quelle a été la responsabilité de Félicien Kabuga dans le génocide des Tutsi, qui fit entre 800 000 et 1 million de morts au Rwanda, entre avril et juillet 1994. Longtemps présenté comme l’argentier présumé du régime génocidaire, l’homme de 93 ans est mort dans la prison des criminels de guerre de Scheveningen, proche de La Haye, aux Pays-Bas, samedi 16 mai.
Les circonstances exactes de la disparition de ce puissant homme d’affaires rwandais n’ont pour l’instant pas été précisées par l’ONU, mais une enquête est en cours. Félicien Kabuga passait le plus clair de son temps entre sa cellule et l’hôpital de la prison.
L’homme est mort sans condamnation judiciaire. En effet, un an après le début de son procès qui s’était ouvert en 2023 après vingt-six ans de cavale, les juges ont constaté son « inaptitude » à être jugé du fait d’une « démence d’origine cardiovasculaire ». Il était accusé de génocide, d’incitation au génocide, d’entente en vue de commettre le génocide et de crimes contre l’humanité pour extermination, persécution et meurtres. Il a toujours plaidé « non coupable ».
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