Trois morts dans une fusillade dans une mosquée de San Diego. Deux tireurs s’en sont pris lundi au Centre islamique de la ville californienne, une structure qui abrite la plus grande mosquée de la région et qui donne des cours pour les enfants. « L’une des personnes décédées est un agent de sécurité », ont précisé les autorités. Les corps sans vie des deux tireurs présumés ont été retrouvés non loin du lieu de culte. « À ce stade, il semble que les suspects soient morts des suites de blessures par balle qu’ils se sont infligées eux-mêmes », a déclaré le chef de la police de San Diego, Scott Wahl. « Nous pensons qu’ils ont 17 et 19 ans », a-t-il ajouté, sans dévoiler leur identité. Selon les forces de l’ordre, l’affaire est pour l’instant traitée comme une attaque islamophobe. Une source policière qui n’était pas autorisée à s’exprimer publiquement sur l’enquête en cours, a indiqué au Los Angeles Times que « les enquêteurs avaient découvert des écrits hostiles à l’Islam dans le véhicule où les corps des tireurs ont été retrouvés ».

Au Kenya, quatre morts dans des manifestations contre la hausse du prix du carburant. Ces personnes sont décédées lundi lors d’affrontements entre la police et des manifestants, selon le ministère de l’Intérieur. Les violences sont survenues en marge d’une journée de grève des transports publics et de protestations contre une nouvelle augmentation des prix de l’essence. L’Autorité de régulation de l’énergie et du pétrole du Kenya a relevé la semaine ⁠dernière les prix ‌de détail du carburant jusqu’à 23,5 % – après les avoir déjà augmentés de 24,2 % le ​mois dernier – alors que le conflit au Moyen-Orient pèse sur l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz. Cette hausse des prix de l’essence a entraîné une forte augmentation des tarifs de transport et fait grimper le coût des produits de première nécessité, accentuant la pression sur les ménages déjà confrontés à un coût de la vie élevé. « Les Kényans sont livrés à eux-mêmes alors que le président William Ruto maintient un silence assourdissant face à l’augmentation des prix du carburant », observe The Standard.

Ebola : les Etats-Unis renforcent les contrôles sanitaires aux frontières. Washington va mettre en place des mesures pour les voyageurs aériens en provenance des pays touchés en Afrique et restreindre temporairement l’attribution de visas pour les étrangers ayant voyagé dans ces zones, ont déclaré mardi les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire américaine. Ces annonces interviennent alors que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo urgence sanitaire internationale. Un citoyen américain a contracté le virus « dans le cadre de son travail en République démocratique du Congo », ont par ailleurs confirmé lundi les CDC. Des dispositions sont actuellement prises pour le transférer en Allemagne pour le soigner. « Les experts de santé publique se disent de plus en plus inquiets face à l’épidémie, craignant que des cas aient pu se propager pendant des semaines sans avoir été détectés, dans cette région instable », souligne The Washington Post.

À Alger, Gérald Darmanin acte la détente dans les relations franco-algériennes. Le ministre de la Justice a évoqué lundi avec le président Abdelmadjid Tebboune les moyens de réparer la relation entre la France et l’Algérie, après une crise acrimonieuse de presque deux ans. Alger et Paris ont notamment scellé « un pacte judiciaire historique contre les ’biens mal acquis’», rapporte El Watan. Darmanin a précisé que les autorités algériennes avaient fait « une centaine de demandes » pour récupérer les avoirs, propriétés et fonds que des responsables algériens – surtout liés à l’ancien régime d’Abdelaziz Bouteflika – auraient acquis illégalement et placés en France. Le ministre de la Justice a dit avoir invité les responsables des autorités judiciaires algériennes à se rendre à Paris début juin « pour approfondir ces dossiers, pour que nous puissions porter devant la justice française ces dossiers de saisie et de confiscation qui touchent d’anciens responsables du régime algérien ». Gérald Darmanin a aussi dit avoir discuté de la coopération judiciaire pénitentiaire, de la lutte contre la criminalité organisée ou encore du cas de Christophe Gleizes, journaliste sportif arrêté en Algérie dans le cadre d’un reportage et condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ».