Nouilles instantanées, chapatis, pain frais… Le blé est un pilier de notre alimentation moderne, et, depuis quelques mois, il est confronté à une série de menaces tout aussi modernes. Les greniers du monde sont ravagés par des frappes de drones et de terribles intempéries, faisant flamber le cours du blé, alors que les prix des produits alimentaires atteignent déjà des sommets dans le sillage de la guerre en Iran.

La canicule et la sécheresse viennent compromettre les récoltes dans plusieurs pays parmi les plus gros producteurs de blé au monde, notamment les États-Unis, qui devraient connaître leurs pires moissons depuis un demi-siècle, et donc une explosion des prix. Si bien que les pays pauvres ayant accepté d’acheter du blé américain sous la menace de la guerre douanière déclenchée par Donald Trump pourraient se retrouver avec une facture anormalement salée sur les bras.

Écueils logistiques

Les écueils sont également d’ordre logistique. La mer Noire, carrefour stratégique des échanges de blé mondiaux, est devenue un théâtre d’affrontements entre la Russie et l’Ukraine. Plus au sud, les attaques menées par les rebelles houthistes sur les navires en mer Rouge obligent déjà les cargaisons de céréales à emprunter des itinéraires détournés, plus longs et plus coûteux, pour contour