Pour leurs dernières heures en mer, les passagers du MV Hondius se sont visiblement donné le mot : pas de vagues. Plus de déclarations intempestives, peu de communications avec l’extérieur, aucun signe tangible d’angoisse ou de panique. Aucune des personnes que nous avons tenté de joindre ne nous a répondu, sauf pour dire qu’elles ne souhaitaient pas s’exprimer. Les rares messages postés sur les réseaux sociaux, les 8 et 9 mai, font apparaître des images douces – levers de soleil ou vues sur mer, oiseaux rares et embruns –, le tout assorti de phrases apaisantes.
Passé le chaos qui a suivi le décès de trois passagers, à partir de la mi-avril, puis l’identification d’une contamination par un hantavirus, le 3 mai, les quelque 145 personnes restant à bord (88 croisiéristes, des membres d’équipage et des guides touristiques) s’apprêtent donc à débarquer dans le calme, dimanche 10 mai. Après avoir été empêché d’accoster au Cap Vert – sa destination initiale – puis par les autorités régionales canariennes, le navire mouillera finalement au large de Tenerife, la plus grande île de l’archipel espagnol des Canaries. De là, des petites embarcations conduiront les évacués à quai, par groupe de cinq et sans aucun contact avec la population. Les personnes asymptomatiques seront ensuite acheminées vers l’aéroport situé à une dizaine de kilomètres, dans des véhicules sécurisés.
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