« Pas inquiets, mais vigilants », c’est en ces termes que les experts qualifient, pour l’heure, leur état d’esprit autour du hantavirus de la souche Andes. « Le risque épidémique est faible », rappelait, vendredi 15 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en se disant attentive à rompre toute chaîne de contamination. En effet, cette forme d’infection à hantavirus, dite « du Nouveau Monde », seule connue pour se transmettre entre humains, affiche une létalité d’environ 40 %. Deux jours, plus tard, dimanche, l’OMS a en revanche déclaré une urgence de santé publique de portée internationale, son deuxième niveau d’alerte le plus élevé, pour une épidémie à un autre virus, Ebola. Le variant Bundibugyo, contre lequel il n’existe aucun vaccin, serait responsable de plus de 80 décès en République démocratique du Congo (RDC), et d’un en Ouganda.
Concernant les hantavirus, l’alerte a été déclenchée le 3 mai, lorsque l’OMS a signalé un possible foyer d’infection à bord du MV Hondius, un bateau de croisière parti début avril d’Ushuaia, en Argentine, avec près de 150 personnes de 23 nationalités à son bord. Ce scénario n’est pas sans rappeler la contamination à bord du paquebot Diamond-Princess, placé en quarantaine au large du Japon, au début de la pandémie de Covid-19, en février 2020.
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