Il y a deux ans à peine, la Chine semblait largement devancée par l’intelligence artificielle (IA) américaine, subissant la domination de la Silicon Valley. Si l’écart persiste encore aujourd’hui, le meilleur de l’IA s’inventant toujours en Californie, Pékin a trouvé son modèle. Celui de performances acceptables, à bien moindre coût que celle des Américains, qui permettent à ses IA de gagner rapidement en parts de marché. Il colle parfaitement aux deux priorités politiques chinoises : se poser en alternative crédible à l’Occident auprès du reste du monde, et tenir tête dans la bataille technologique que Pékin voit comme la clé de son match face à Washington.
Muni de cette contre-proposition, le président chinois, Xi Jinping, a choisi de venir en personne porter le message, vendredi 17 juillet, en ouverture d’une conférence sur l’IA organisée à Shanghaï, à laquelle le pouvoir chinois donne une forte résonance diplomatique. « En Chine, on dit souvent qu’une seule corde ne suffit pas à faire de la musique et qu’un seul arbre ne fait pas une forêt. Le développement de l’IA ne doit pas être une performance solo d’un unique pays mais une symphonie de coopération internationale », a fait valoir Xi Jinping, depuis la plus grande ville de Chine.
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