Il y a à peine deux ans [le 4 juillet 2024], Keir Starmer a été élu sur la promesse de sauver le pays du populisme. Comme Emmanuel Macron en France et Friedrich Merz en Allemagne, sa mission était de montrer que sobriété et compétences seraient plus profitables au pays que démagogie et promesses creuses.
Ces derniers jours, il est apparu évidemment que Starmer a lamentablement échoué. Le camouflet infligé au Parti travailliste dans les élections locales en Angleterre et parlementaires en Écosse et au pays de Galles le 7 mai a suscité une révolte au sein des députés du parti. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le Premier ministre est sur la sellette, menacé par un candidat sérieux à son remplacement [Wes Streeting, qui a quitté son poste de ministre de la Santé le 14 mai en chargeant Starmer]. Il doit démissionner pour le bien du pays.
Les centristes en bout de course
Pour ceux qui analysent les très mauvaises cotes de popularité de Macron, Merz et Starmer – tous les trois des types très sérieux –, la morale de l’histoire est la suivante : la démocratie sociale en Europe est devenue ingouvernable. Coincés entre une croissance poussive, des impôts élevés, une dette en roue libre alors que l’opinion publique réclame toujours plus de dépenses publiques, les centristes sont à bou
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