Les pompiers, qui luttent depuis vendredi contre un incendie dans l’est de la Belgique, ont à nouveau dû intervenir à plusieurs reprises dans la nuit de mercredi 19 à jeudi 20 août, pour maîtriser de nombreuses reprises de feu, selon les autorités locales. Le vent a soufflé très fort par endroits, une mini-tornade ayant même partiellement détruit mercredi soir une maison dans cette région, où se situe le parc naturel des Hautes Fagnes.
« Les interventions se sont poursuivies toute la nuit, mais de manière limitée, en raison de la dangerosité du terrain : manque de visibilité, arbres tombés à la suite de la tempête », ont déclaré les autorités de la province de Liège où se trouve cet incendie, le plus grave en Belgique depuis 1911. « De nombreuses reprises de feu ont néanmoins dû être maîtrisées, principalement dans le secteur est », ont-elles précisé.
L’incendie a éclaté vendredi, pour une raison encore inconnue, dans ce parc naturel, proche de l’Allemagne, où 3 000 hectares ont déjà été ravagés par les flammes. Le feu est désormais totalement encerclé, et les autorités espèrent le vaincre définitivement, grâce notamment à des moyens aériens.
Si les conditions le permettent, un hélicoptère de la police fédérale belge va décoller jeudi pour identifier les zones prioritaires. Cet état de la situation permettra alors de cibler les interventions aériennes, « espérées importantes aujourd’hui si les conditions météorologiques sont aussi favorables qu’annoncé », ont précisé jeudi les autorités belges.
Des moyens aériens venus de toute l’Europe
Des avions bombardiers d’eau et des hélicoptères, venus de Norvège, d’Allemagne, de Suède et des Pays-Bas ont pu participer mercredi aux opérations de largage d’eau sur les zones les plus à risque.
Les pompiers restent fortement mobilisés, même si les moyens venus d’Allemagne vont entamer jeudi leur désengagement. Ce retrait devrait toutefois être compensé par des moyens belges, notamment des volontaires, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) Tony Hosmans, porte-parole de la cellule de crise.
Ils vont également poursuivre les opérations d’étrépage, notamment dans le secteur sud-est, où environ 800 mètres ont déjà été réalisés sur les 2 kilomètres programmés. L’étrépage consiste à enlever la couche superficielle du sol pour le mettre à nu et retirer ainsi la charge inflammable.
Le travail des pompiers est rendu plus difficile par le type de terrain rencontré : un patchwork de landes, de tourbières et de passerelles surélevées pour favoriser la découverte de ce parc naturel très fréquenté par les touristes. La tourbe, elle, brûle en profondeur, favorisant les départs de feu.