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Israël : la Cour suprême invalide l’interdiction des visites du Comité international de la Croix-Rouge dans les prisons

En vigueur depuis le 7 octobre 2023, cette mesure n’avait pas été justifiée convenablement par l’Etat hébreu, a tranché la haute instance judiciaire. La directrice exécutive du CICR, Noa Sattath, espère désormais davantage de « transparence ».

Israël : la Cour suprême invalide l’interdiction des visites du Comité international de la Croix-Rouge dans les prisons
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Les délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pourront à nouveau rendre visite aux détenus dans les prisons israéliennes. Mercredi 3 juin, la Cour suprême de l’Etat hébreu a annulé la mesure, mise en place après l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, qui le leur interdisait.

Selon la haute instance, les autorités n’ont pas fourni de justification adéquate à cette interdiction. « L’Etat s’est vu offrir d’innombrables occasions d’expliquer et de justifier sa position – mais il n’en a pas profité, a expliqué la juge Daphne Barak-Erez, citée dans un communiqué du CICR. On a l’impression que l’Etat a laissé à cette cour le soin de tirer les marrons du feu. »

Le CICR a, de son côté, salué un arrêt constituant selon lui « une étape positive ». « Nous sommes prêts à reprendre notre travail (…) dans les lieux de détention israéliens », a rappelé l’organisation, ajoutant poursuivre ses discussions avec les autorités afin de reprendre les visites « dès que possible ». Elle rappelle que l’accès aux détenus et la possibilité de les rencontrer individuellement constituent une obligation selon le droit international.

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« Davantage de responsabilité et de transparence »

Après le 7 octobre 2023, Israël avait, en effet, suspendu les visites du CICR aux personnes détenues pour des affaires liées à la sécurité de l’Etat, accusant l’organisation de ne pas avoir obtenu d’accès aux otages israéliens retenus dans la bande de Gaza par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens. Mais l’interdiction était restée en vigueur après le retour des derniers corps d’otages, en janvier.

Depuis, plusieurs organisations de défense des droits humains, y compris des associations israéliennes, ont dénoncé une dégradation des conditions de détention des Palestiniens emprisonnés par Israël, évoquant des cas de mauvais traitements, de privation de soins et de violences. Des allégations rejetées en bloc par les autorités pénitentiaires israéliennes.

« Depuis le début de la guerre, le gouvernement israélien a, à maintes reprises, bafoué le droit international », a commenté la directrice exécutive du CICR, Noa Sattath, après le jugement. Et de conclure : « Aujourd’hui, nous espérons que cette décision apportera davantage de responsabilité et de transparence pour les quelque 9 000 personnes détenues pour des raisons de sécurité par Israël. »

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Le Monde avec AFP

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