Le Maroc observe, s’inquiète, met en garde contre les périls à venir, mais sa marge de manœuvre est dans l’immédiat plutôt limitée. Les difficultés de Bamako, affaibli par les percées territoriales fin avril des groupes touareg et djihadistes dans le nord du Mali, ne sont pas une bonne nouvelle pour Rabat, qui s’était impliqué dans le soutien à la junte du général Assimi Goïta.
Alors que cette nouvelle donne élargit la latitude de l’Algérie, qui peut espérer user de ses connexions autant avec la rébellion touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) qu’avec Iyad Ag Ghali, le chef du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM, lié à Al-Qaida) pour promouvoir ses intérêts, la reconfiguration en cours au Sahel fragilise a contrario les acquis du royaume chérifien dans la région.
La volatilité de la situation interdit toutefois toute conclusion prématurée, l’Algérie n’étant pas elle-même à l’abri de futurs contrecoups. Entre les acteurs antagonistes engagés sur le théâtre malien et le jeu des puissances extérieures à cette zone sahélo-saharienne mais impliquées à un degré ou un autre – Russie, Etats-Unis, Turquie, Emirats arabes unis, France, etc. – l’équation est devenue complexe. Et à bien des égards imprévisible.
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