« Vous ne vous trompez pas… J’ai de la propagande djihadiste et je voulais aller au Mozambique », a reconnu l’un d’eux lors de son audition. Le projet semble incongru, tant ce pays d’Afrique australe ne fait pas partie des destinations auxquelles songent d’ordinaire les personnes radicalisées en France. Pourtant, l’idée a bien germé dans l’esprit de cinq des six jeunes condamnés à Paris, entre mars et avril, pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme ».
Ils envisageaient d’effectuer la hijra (départ collectif) au Mozambique, pays confronté, dans le nord du territoire, depuis 2017, à une insurrection djihadiste du groupe Chabab, affilié à l’organisation Etat islamique (EI). Le projet était discuté dans une boucle Telegram baptisée « Team Musul », active à partir de janvier 2024.
Les prévenus ont été condamnés à des peines allant de deux à dix ans de prison. Deux ont été jugés au tribunal judiciaire de Paris, les 12 et 13 mars, et trois au tribunal pour enfants de la même ville, du 7 au 9 avril. Un dernier a été jugé par les deux tribunaux, ayant atteint la majorité au moment des faits. Aucun n’a fait appel. Ce projet de départ pour le Mozambique est, à la connaissance de l’ensemble des personnes interrogées, un cas unique en France.
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