À l’approche du scrutin, les espoirs d’une ouverture politique, sept ans après l’échec du mouvement du Hirak, favorable à la démocratie, sont bien maigres. Le 2 juillet, les électeurs [algériens] se rendront aux urnes pour attribuer les 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN), réélue pour une durée de cinq ans.

L’édition précédente, en 2021, avait été marquée par une abstention record : seuls 23 % des électeurs s’étaient exprimés, d’après les chiffres officiels, et la plupart des partis d’opposition avaient choisi de boycotter le scrutin.

L’un des principaux enjeux aujourd’hui, pour le gouvernement, est donc de réussir à inverser la tendance : “Un taux de participation supérieur à 35 % serait perçu comme un signe de normalisation de la vie politique après le tumulte du Hirak, estime un proche de l’exécutif. Sous les 20 %, ce serait un échec cuisant.”

Une simple vitrine parlementaire

En 2019, une mobilisation populaire massive, le Hirak, avait entraîné la chute de l’autocrate Abdelaziz Bouteflika. Sept ans plus tard, le Parlement reste perçu par de nombreux Algériens comme une simple chambre d’enregistrement.

L’Assemblée, qui s’apprête à vivre sa dixième élection depuis l’indépendance [en 1962], a toujours été dominée par des partis proches du pouvoir en place. Le Fro