Une nouvelle réglementation après l’autre, la Chine affûte ses armes. Elle se dote d’une boîte à outils pour des relations politiques et commerciales de plus en plus compliquées avec un certain nombre de pays, occidentaux en premier lieu, et une course technologique avec les Etats-Unis, qu’elle voit comme le prisme structurant du XXIe siècle.
Dans sa panoplie, elle veut davantage de leviers de contrôle en amont pour s’assurer de ne pas laisser ses propres savoir-faire filer à l’étranger, et davantage de moyens de rétorsion lorsque des pays restreignent les échanges avec elle ou lorsqu’elle estime que ses intérêts sont affectés.
Le gouvernement chinois a ainsi présenté une nouvelle directive en 34 articles qui entre en vigueur le 1er juillet, qualifiée de « tournant ». Elle doit lui garantir un droit de regard très précis sur les investissements chinois à l’étranger pour éviter de laisser partir certaines technologies sur lesquelles le pays a pris de l’avance. Elle prévoit également une série de représailles, dont « l’ajustement de ses politiques d’investissement » et la restriction du commerce de certains biens ou technologies avec les pays qui adopteraient des mesures jugées discriminatoires envers les capitaux chinois.
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