En lisant la presse, le 5 mai dernier, les Norvégiens ont pu découvrir l’étendue des rejets provenant des fermes d’élevage de poissons opérant dans les eaux de leur pays. La quantité d’azote qui en provient correspond aux “eaux usées non traitées de 17 millions de personnes”, soit trois fois plus que la population du royaume. Pire encore pour le phosphore et le carbone organique, avec l’équivalent d’un volume d’eaux usées produit par respectivement 20 millions et 30 millions de personnes, résume Aftenposten.
Ces chiffres proviennent d’un rapport publié par un institut indépendant d’analyse de données. Installé à Oslo, le Sunstone Institute a collecté des statistiques officielles norvégiennes concernant divers types d’émissions provenant des quelque 1 380 exploitations autorisées dans le pays à élever des salmonidés (le saumon avant tout, mais aussi la truite, l’omble chevalier, etc.). Sa mission, telle qu’affichée sur son site, est de “mettre en lumière des tendances cachées et de demander des comptes aux pouvoirs publics”.
Neuf cent mille tonnes de poissons
Certes, la composition bactérienne provenant des rejets de ces fermes piscicoles (excréments, urine, restes de nourriture) “diffère de celle des eaux usées d’origine humaine”, s’empresse d’ajouter Aftenposten. “Mais l’apport
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