La Turquie a démenti jeudi 20 août toute présence militaire de sa part sur une base aérienne syrienne visée mardi par Israël, frappe critiquée par les Etats-Unis.
« Nous affirmons qu’il n’y avait aucune délégation militaire turque sur la base aérienne d’Abou Al-Douhour avant ou pendant l’attaque menée par Israël contre cette base en Syrie », a déclaré à la presse un responsable du ministère de la défense turc.
Israël a frappé mardi une base aérienne dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, fortement endommagée durant la guerre et restée hors service depuis 2012, estimant que le déploiement de troupes turques constituait une « menace ».
« Protéger la souveraineté de la Syrie »
En retour, Ankara a prévenu jeudi qu’il continuera « résolument » de protéger l’intégrité et la souveraineté de la Syrie.
« Les attaques contre l’aéroport militaire d’Abou Al-Douhour visent à attenter à la stabilité, à la sécurité, à l’unité et à l’intégrité de la Syrie », a déclaré à la presse le contre-amiral Zeki Akturk. « Dans ce contexte, nous poursuivrons résolument nos efforts pour protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie », a-t-il ajouté.
Avec cette attaque, condamnée par les Etats-Unis, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s’est prévalu d’avoir « clairement » signifié à la Turquie qu’elle ne devait pas installer de base en Syrie.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ONG basée au Royaume-Uni et disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie, une délégation militaire turque s’est récemment rendue à l’aéroport « dans le cadre des efforts en cours visant à le remettre en service ».