La rumeur veut que le Brexit ait nui à l’économie britannique.

Écoutez quasiment tous les débats sur la question – sur les ondes ou dans le circuit professionnel des conférences : on y tient invariablement pour acquis que le fait d’être hors de l’Union européenne (UE) a provoqué de sérieux dégâts économiques.

Nous sommes dans le mois de juin, le 23 marque le dixième anniversaire de ce référendum furieusement polémique, et ce message va être martelé encore et encore. Or il n’est tout simplement pas vrai.

À l’heure où Keir Starmer discute avec Bruxelles, ses rivaux à la direction du Parti travailliste courtisent les militants de la classe moyenne en leur promettant de réadhérer à l’UE. Dans le même temps, ces rêveurs de Verts et leurs cousins libéraux-démocrates considèrent “un rapprochement avec l’Europe” comme la réponse à tous les problèmes.

Choc “immédiat et profond”

Avant le référendum, la fonction publique et une grande partie de notre classe politique et des médias “semaient la peur” pour que la population se soumette.

L’étude de 200 pages publiée par le ministère des Finances le mois précédant le scrutin – dans laquelle le ministre des Finances de l’époque, George Osborne, affirmait que le simple fait de voter pour le Brexit provoquerait “un choc économique immédiat et pro