C’est déjà le sujet de conversation numéro 1 avant la longue pause estivale, y compris dans les plus hautes sphères du pouvoir : “Tu as fait ton test antidrogue ?”
On en plaisante, mais le ton se teinte par-ci par-là de malaise, voire de colère. Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a en effet annoncé à la surprise générale que les membres du gouvernement, leurs conseillers, leurs assistants, et toute une série de hauts fonctionnaires, ainsi que les ambassadeurs, les préfets de police et les recteurs devraient se soumettre à un test salivaire de dépistage antidrogue inopiné et obligatoire.
Il s’agit là d’une question de sécurité, car les intéressés ont notamment accès à des informations “sensibles”. De plus, elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre le narcotrafic. Celle-ci ne sera crédible que si les plus hauts représentants de l’État qui y participent sont irréprochables.
Drogues au gouvernement, un tabou médiatique
Cette décision n’est absolument pas une réaction à des “événements” récents, déclare la cellule de presse de Matignon. Voilà qui ressemble fort à un démenti préventif. Plusieurs cas de consommation de stupéfiants dans les hautes sphères de l’État ont en effet été rendus publics par les médias récemment : à la mi-février, Sébastien L
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