L’annonce faite le mardi 9 juin par le ministre de la Défense, Dimitar Stoyanov, a été entendue bien au-delà des frontières bulgares : Sofia compte mettre un terme à son aide militaire à l’Ukraine, a-t-il dit, en appelant à une “paix juste” dont les conditions doivent être définies par les “deux belligérants”. Le lendemain, le nouveau Premier ministre, Roumen Radev, s’est exprimé de manière encore plus catégorique. “Nous mettons fin à la fourniture d’armes par l’armée bulgare à l’Ukraine. Nous avons déjà donné suffisamment, et notre pays continue de subir les conséquences socio-économiques de cette guerre sanglante”, a-t-il dit, cité par le journal en ligne proeuropéen Club Z.
“Nous sommes convaincus qu’une solution pacifique ne pourra être trouvée par des moyens militaires. C’est pourquoi nous appelons une nouvelle fois à une approche globale et réaliste de ce conflit et à la recherche d’une solution diplomatique”, a poursuivi le chef du gouvernement bulgare, reprenant des propos qu’il a régulièrement tenus par le passé et qui lui ont valu d’être qualifié de “prorusse”.
L’annonce de l’arrêt de l’aide militaire à l’Ukraine est, en revanche, nouvelle et a fait couler beaucoup d’encre. L’opposition proeuropéenne a violemment réagi, en estimant qu’une telle décision risquait d’“aff
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