Il arrive que Donald Trump se laisse convaincre de modérer ses élans guerriers. Le Pakistan, Etat client des Etats-Unis, peut se targuer d’avoir l’oreille du chef de la Maison Blanche au point d’avoir poussé le magnat à interrompre, mercredi 6 mai, son « Project Freedom », censé rouvrir par la force le détroit d’Ormuz. « Le Pakistan a été fantastique. Et ses dirigeants ont été fantastiques, le maréchal et le premier ministre », s’enflammait, jeudi 7 mai, le président américain, pourtant exaspéré par la fermeture par l’Iran de ce passage maritime crucial à l’économie mondiale. L’audacieuse initiative trumpienne avait conduit l’Arabie saoudite, inquiète de représailles iraniennes, à interdire ses bases et son espace aérien aux forces américaines. « Project Freedom » n’aura vécu que quarante-huit heures.
Peu importe l’effet délétère de sa volte-face, Donald Trump assume d’avoir agi « à la demande du Pakistan et d’autres pays », dont Riyad, pour ne pas compromettre les « progrès formidables » qu’il décèle dans les discussions avec le régime iranien. Un accord-cadre, censé ouvrir une phase de négociations d’un mois, a été transmis au régime par Islamabad. La réponse était attendue, le 8 mai, par la Maison Blanche, qui semble ignorer les échanges de tirs se poursuivant dans le détroit. Après l’échec des pourparlers du 11 avril à Islamabad, la capitale pakistanaise se prend à rêver. « Nous sommes très optimistes quant au fait que l’élan actuel conduira à un accord durable », avance, le 6 mai, le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif.
Il vous reste 82.41% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !