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Le premier ministre britannique, Keir Starmer, annonce sa démission

Le très impopulaire chef du gouvernement britannique avait pourtant répété, vendredi, qu’il se battrait pour rester au pouvoir, avant de céder à la pression des députés du Labour au cours du week-end. Avec cette démission, le Royaume-Uni aura son septième premier ministre en dix ans.

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, annonce sa démission
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Keir Starmer, le premier ministre britannique, de plus en plus isolé depuis la victoire de son rival au sein du parti travailliste, Andy Burnham, à une législative partielle, a annoncé sa démission, lundi 22 juin, sur le perron de Downing Street.

Le chef du gouvernement quitte la tête du Parti travailliste, actuellement au pouvoir. Il restera premier ministre par intérim jusqu’à ce qu’un nouveau chef du Parti travailliste soit désigné dans les prochaines semaines, a-t-il précisé.

M. Starmer avait pourtant répété, vendredi, qu’il se battrait pour rester au pouvoir, mais la pression des députés du Labour a continué de monter ce week-end. Andy Burnham, maire du Grand Manchester et grand favori à sa succession, doit être officiellement investi député, lundi, à Westminster – une étape indispensable pour prétendre à la direction du parti travailliste, puis prendre la tête du gouvernement.

Des médias britanniques avaient prévu cette annonce, observant une multiplication des signes d’une « pression écrasante » exercée sur M. Starmer par les députés de son parti, comme l’écrivait le quotidien The Guardian.

Le ministre du commerce britannique, Peter Kyle, avait déclaré, dimanche, que le premier ministre « prenait le temps de réfléchir aux réalités politiques, aux défis et aux opportunités auxquels il est confronté ». « Il s’est entretenu avec un très large éventail de personnes », a déclaré M. Kyle à la chaîne Sky News après avoir eu, selon ses propres termes, une conversation « franche » avec Keir Starmer, vendredi.

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Donald Trump a même pris pour acquis, dimanche, une démission du dirigeant du Labour, auquel il a souhaité « le meilleur ». « Keir Starmer va démissionner » de son poste, a écrit le président américain sur sa plateforme, Truth Social. « Il a échoué lamentablement sur deux sujets très importants – L’IMMIGRATION ET L’ÉNERGIE (EXPLOITEZ LE PÉTROLE DE LA MER DU NORD !) », a affirmé le président américain, qui multiplie les attaques contre Keir Starmer depuis des mois.

« Changer le Labour et le pays »

Avec cette démission de Keir Starmer, le Royaume-Uni aura son septième premier ministre en dix ans, une instabilité sans précédent dans l’histoire moderne de ce pays.

Cet ex-avocat de 63 ans était pourtant arrivé au pouvoir en juillet 2024 après une victoire massive du parti travailliste aux législatives. Les attentes étaient grandes, après quatorze ans de gouvernements conservateurs. Mais, deux ans plus tard, le Royaume-Uni est toujours confronté à une économie apathique et à une forte hausse du coût de la vie.

Keir Starmer a aussi commis des erreurs notables, comme celle de nommer Peter Mandelson ambassadeur à Washington. Neuf mois plus tard, celui-ci a été limogé après des révélations sur son amitié avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

Début mai, le Labour a subi une écrasante défaite à des élections locales, au profit du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, ce qui a intensifié les critiques contre Keir Starmer au sein de son parti. Au contraire, Andy Burnham, 56 ans, l’a emporté jeudi dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l’Angleterre, avec 54,8 % des voix, contre 34,5 % pour le candidat de Reform UK.

Andy Burnham, devenu maire du Grand Manchester en 2017 et surnommé « le roi du Nord », a répété pendant la campagne qu’il voulait « changer le Labour et le pays ». S’il a connu deux échecs dans des tentatives de prendre la tête du parti travailliste – en 2010 et 2015 –, il est la personnalité politique préférée des Britanniques, selon l’institut YouGov.

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Le Monde avec AFP

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