Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé, mercredi 26 août, que les Etats-Unis n’obtiendraient « rien » avec leurs nouvelles pressions économiques contre la République islamique, ont rapporté les médias locaux.
« Avec les mesures prévues par les services économiques du gouvernement, les Etats-Unis n’obtiendront rien de leur pression économique à ce stade, tout comme ils n’avaient rien obtenu pendant la guerre », a déclaré M. Pezeshkian, cité par l’agence de presse ISNA.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a présenté lundi un plan visant à « asphyxier économiquement » l’Iran, en renforçant les menaces de sanctions américaines et en mettant en garde les pays qui ne participeraient pas à cette campagne.
Les responsables iraniens ont rejeté l’impact de ces nouvelles mesures, après avoir déjà subi de lourdes sanctions pendant plusieurs décennies. « Notre principe est de comprendre et de résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation, mais, dans le même temps, nous résisterons aux pressions économiques, comme nous l’avons fait jusqu’à présent, et continuerons de le faire », a ajouté M. Pezeshkian.
Aucun accord possible avec « ces sauvages » en Iran, selon Nétanyahou
Les négociations pour mettre fin à la guerre entre l’Iran et les Etats-Unis sont dans l’impasse, butant notamment sur la question du détroit d’Ormuz, verrouillé par Téhéran. Le trafic y reste largement paralysé, perturbant les marchés mondiaux du pétrole sur cette voie maritime stratégique, par laquelle transitaient avant la guerre environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié. L’Iran exige des navires qu’ils obtiennent une autorisation et s’acquittent de droits de passage.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré qu’aucun accord diplomatique n’était possible avec les dirigeants iraniens, qualifiés de « sauvages », tout en saluant la nouvelle campagne de pression économique du président américain Donald Trump.
Evoquant une récente rencontre avec M. Trump, M. Nétanyahou a révélé mardi soir, au cours d’un événement, que les deux hommes avaient parlé des négociations avec l’Iran. Le premier ministre a raconté avoir dit au président américain : « Je doute qu’avec cette bande là-bas, avec ces sauvages, on puisse parvenir à un accord. Je vous le dis, aucun accord ne peut être conclu. »
Virulent critique de l’accord international sur le nucléaire iranien en 2015, dont les Etats-Unis s’étaient retirés trois ans plus tard, M. Nétanyahou a exprimé de longue date son scepticisme quant à la possibilité de parvenir à un accord avec la République islamique par la voie diplomatique.
Il a cependant veillé à ne pas critiquer trop ouvertement M. Trump lorsque celui-ci a cherché une sortie négociée au conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février par les frappes israélo-américaines contre l’Iran. Et il n’a pas eu d’autre choix que d’accepter un cessez-le-feu imposé par les Etats-Unis en avril.