Cela dépend du type d’étirement que vous pratiquez, répond Alex Dinsdale, maître de conférences spécialisé dans le sport et la biomécanique sportive à l’université Leeds Beckett.
La blessure, explique-t-il, peut survenir pour de multiples raisons – de la fatigue au choix de chaussures inadaptées. Les deux principaux facteurs sont toutefois le manque d’amplitude ou le manque de force, se traduisant par un mauvaise maîtrise du mouvement. “Vous pouvez aller courir et lever les genoux plus haut que ce que vos tendons ne peuvent supporter”, poursuit-il. Ou bien, vous n’avez peut-être pas la force nécessaire pour actionner un membre rapidement.
Quand les gens parlent d’étirements, il s’agit généralement d’étirements statiques : on tient une pose pendant six secondes ou plus pour allonger le muscle. Alex Dinsdale précise :
“L’étirement statique peut vous redonner de l’amplitude, mais il réduit aussi d’environ 5 % la force qu’un muscle peut mobiliser.”
Les étirements dynamiques (s’étirer en mouvement en faisant des exercices tels que les squats ou les fentes en marchant) présentent des avantages mieux équilibrés. “Ils n’augmentent pas autant l’amplitude mais ils peuvent accroître la capacité du muscle à générer de la force.”
Pour la plupart des gens, la meilleure chose à faire avant de pratiquer un sport est de réaliser un échauffement composé de mouvements analogues à ceux que vous vous apprêtez à faire, par exemple une marche rapide avant de courir. “En augmentant votre température, vous permettez à vos muscles d’être plus efficaces et vous gagnez aussi un peu en amplitude”, explique le chercheur. Après cela, quelques étirements dynamiques aideront votre corps à faire les mouvements que vous allez effectuer pendant votre pratique. Pour finir, Alex Dinsdale recommande quelques mouvements plus intenses pour préparer votre système neuromusculaire – “quelques sauts sur place, ou un petit sprint rapide”.
Plus que les échauffements, Alex Dinsdale insiste sur l’importance des exercices assistés : des sessions de renforcement musculaire et d’étirements statiques, à pratiquer en complément de votre activité sportive pour améliorer la force et la souplesse des muscles que vous mobilisez pendant l’entraînement.
Pour améliorer son endurance en course à pied, il faut compter sur son cerveau
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