Cette Lettre tech est 100 % tapée sur clavier, à la papa, mais The Wall Street Journal me rappelle que je pourrais la dicter sur une application comme Wispr Flow et laisser l’intelligence artificielle (IA), mieux que retranscrire mon verbiage, en expurger instantanément les borborygmes et fautes de grammaire. Cette seule idée m’insupporte, mais l’usage des nouveaux logiciels de dictée a pris une telle ampleur qu’elle perturbe maintenant la vie des entreprises et la paix des ménages. Des couples en télétravail, habitués à boucler leurs présentations ou à répondre à des courriels assis côte à côte sur le canapé doivent maintenant migrer dans des pièces différentes pour ne pas endurer leurs murmures respectifs adressés à leurs téléphones ou à leurs ordinateurs.
Les start-up, surtout celles vouées à l’IA, bourdonnent comme des ruches, car leurs employés ne se contentent pas de dicter, assis à leur poste de travail. Ils arpentent les couloirs, chuchotant leurs rapports ou leurs projets géniaux dans leur micro-cravate Bluetooth relié à l’ordinateur. Wispr, fondée en 2021, envisageait au départ un capteur neuronal non invasif, une sorte d’écouteur capable d’actionner par la pensée des ordinateurs ou des smartphones. Un fiasco. Le produit actuel, bien plus bruyant, est, lui, un vrai suc
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